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Par , 21 décembre 2017 | 10h09

Un rapport rendu mercredi à la ministre des Transports préconise son indemnisation aux salariés.

Des cuisses fuselées, le palpitant en forme et une belle énergie pour démarrer la journée ? Nous sommes de plus en plus à changer de braquet pour adopter la bicyclette, le coeur en fête. Demain pourrait-on tous se mettre au rythme « vélo-boulot-dodo », pour se sentir mieux et faire des économies ? Alors que plus de 70 % des trajets domicile-travail de moins de 5 km sont encore faits en voiture selon l’Insee, on est encore loin du but. Pourtant, le choix d’enfourcher un vélo pour se rendre au travail ou effectuer les trajets quotidiens, auparavant réservé aux plus courageux, est en passe de devenir réaliste pour de nombreux citadins. Analyse.

Un effet bénéfique sur la santé

Selon deux études, dont une menée aux Pays-Bas, les salariés qui prennent le vélo auraient 15 % de chances en moins de se mettre en arrêts maladie.

Le recours au vélo pour les déplacements, dans la mesure où il permet une activité physique régulière, contribue à la diminution d’importantes pathologies (diabète 2, hypertension artérielle…) et donc réduit les dépenses de santé. Si les salariés français prenaient le vélo autant qu’en Allemagne, ou ils sont 10 % à le faire (contre 3 % en France), les économies pourraient être de dix milliards d’euros !

Enfin, une étude néerlandaise menée en 2010 estimait que pratiquer le vélo régulièrement peut allonger l’expérience de vie jusqu’à 14 mois. C’est toujours cela de pris.

 

Proche de zéro pollution

L’émission des gaz à effet de serre est produite à hauteur de 25 % par le secteur des transports. Si l’ensemble des Européens utilisaient le vélo avec la même fréquence que les Danois, par exemple, le volume de CO2 produit par l’Europe chuterait de 15 % selon certaines estimations.

Certains employeurs remboursent cet effort

Déjà, quelques entreprises versent à leurs employés une indemnité kilométrique s’ils utilisent leur vélo. C’est le cas notamment de Décathlon (18 000 salariés), EGIS ou RTE (8 500 salariés chacun), ou de collectivités comme la communauté d’agglomération de La Rochelle, la Roche-sur-Yon ainsi que Nantes en 2018. Une initiative qui dope les usages.

Un rapport, remis mercredi à la ministre des Transports Elisabeth Borne, préconise même de rendre cette mesure obligatoire pour tous les employeurs dans moins de quatre ans. Ce serait « une mesure gagnant-gagnant » assurent les auteurs de ce texte, dont le député LREM Matthieu Orphelin, le Club des territoires cyclables et la Fabrique écologique. Objectif : 1,4 million de salariés cyclistes en 2022, contre 700 000 aujourd’hui. Ce « changement d’échelle (est) indispensable pour que cette mesure d’intérêt général prenne tout son sens », souligne leur texte.

 

 

Paris s’adapte enfin

En arrivant à la municipalité, Anne Hidalgo a annoncé son ambition de faire de la capitale un modèle international du deux roues, à l’instar d’Amsterdam ou de Copenhague. Une volonté concrétisée que par l’ambitieux « plan vélo » de 2015.

Le plan vélo de la mairie de Paris

 

En cette fin 2017, soit guère plus de deux ans avant la fin de la mandature, le plan n’est réalisé qu’à 20 % – et même 10 % selon l’Observatoire du plan véloqui décompte les infrastructures cyclables réalisées. Mais l’amélioration est là. Côté ouest, on peut désormais longer la Seine en toute sécurité de long de la controversée piste cyclable de la voie Georges-Pompidou. Ce plan roule jusqu’en 2020. Le nombre de cyclistes évolue à la hausse (+ 21 % de fréquentation sur six sites emblématiques des déplacements cyclistes dans Paris entre le 4e trimestre 2016 et le 4e trimestre 2015).

Une offre qui se développe

Plus que quelque jours avant la nouvelle offre de vélos en location à Paris. Au 1er janvier, l’opérateur historique JCDecaux devra céder sa place à la start-up Smoovengo. Une vraie transition qui s’avère une vraie galère pour les usagers. Cependant les nouveaux vélos ont été appréciés par les premiers à les avoir testés. D’ici les beaux jours, le service devrait tourner à plein régime. Sans compter qu’avec l’arrivée des flottes privées, activées par application mobiles (GoBee, oBike, Ofo), les alternatives ne manquent plus. Plus d’excuse pour ne pas se mettre aux deux-roues.

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